Johann Sebastian Bach
Les *Variations Goldberg* BWV 988 de Jean-Sébastien Bach (1741) sont une aria suivie de trente variations. Selon la légende rapportée par Forkel, le comte Keyserlingk les commanda pour ses nuits sans sommeil.
- Période
- Baroque tardif
- Dates
- 1685 à 1750
Le premier biographe de Bach, Johann Nikolaus Forkel (1802), raconte que l'ambassadeur de Russie à la cour de Saxe, le comte Hermann Karl von Keyserlingk, souffrait d'insomnies et entretenait à son service un jeune claveciniste, Johann Gottlieb Goldberg, ancien élève de Bach. Le comte aurait demandé une œuvre « d'un caractère doux et un peu gai » que Goldberg pourrait lui jouer pendant ses nuits. Les historiens modernes doutent de cette anecdote : la dédicace officielle ne mentionne ni le comte ni Goldberg, et Goldberg n'avait que quatorze ans à la publication.
L'œuvre elle-même est une démonstration : une aria (sarabande à 32 mesures), trente variations construites non sur la mélodie mais sur la basse et l'harmonie, puis la reprise exacte de l'aria. Toutes les trois variations, Bach insère un canon — d'abord à l'unisson, puis à la seconde, à la tierce… jusqu'au canon à la neuvième.
L'enregistrement de Glenn Gould en 1955 — joué à un tempo vif, sans ornement excessif — a fait redécouvrir l'œuvre au XXᵉ siècle.