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voeux janvier

Le seul mois où trente-et-un jours de salutations sont socialement obligatoires.

En France, l'usage interdit de souhaiter « bonne année » avant le 1ᵉʳ janvier — et l'oblige, en revanche, durant tout le mois de janvier, à chaque première rencontre de l'année avec quelqu'un.

L'usage français des vœux de nouvelle année est régi par deux règles précises et opposées, qu'aucun texte officiel ne fixe mais que tout le monde respecte.

Avant le 1ᵉʳ janvier : silence. Souhaiter « bonne année » le 30 ou le 31 décembre est considéré comme un porte-malheur — on n'anticipe pas un événement qu'on ne maîtrise pas. La règle vient sans doute de la superstition rurale, mais elle s'est codifiée dans toute la société française. Au mieux on souhaite « une belle fin d'année » ou « de joyeuses fêtes » ; le « bonne année » est interdit jusqu'à minuit le 31.

Pendant tout janvier : obligation. Du 1ᵉʳ au 31 janvier, à chaque première rencontre de l'année avec quelqu'un — collègue, voisin, commerçant, famille éloignée — on doit présenter ses vœux. La formule peut être brève (« bonne année ») ou développée (« je te souhaite une bonne année, beaucoup de bonheur et de santé »). Ne pas le faire est ressenti comme un manquement. Les cartes de vœux, par courrier ou par voie numérique, s'envoient également durant ce mois ; passé le 31, elles deviennent ridicules.

À partir de février : il est trop tard. Souhaiter « bonne année » début février arrache un sourire amusé ; le 15 février, c'est franchement comique ; en mars, c'est une plaisanterie. La règle est tacite mais très ferme.